
Le genre de film à cent mille lieux de mes habitudes, ceux dont je me moque du public qui sort de la séance et remettent leur petite écharpe en lin commerce équitable, partagent leur avis sur les différentes mises en abîme suscitées par le réalisateur dans le cadrage de la 74ème scène et de la profondeur métaphysique des métaphores qui jalonnent le parcours chaotique et torturé d'un quelconque protagoniste du film, bref de la grosse branlette arty pour étudiants en école de cinéma.
Alors que faisais-je dans cette salle de cinéma de quartier à 22h05 devant un film d'auteur Danois en V.O.? Et bien je remplissait mon devoir conjugal en accompagnant ma dulcinée qui m'avait vendu ça comme un thriller au milieu de la foret. Pourquoi pas, si on peut joindre l'utile à l'agréable, je jette un rapide coup d' oeuil au synopsis sur le net. « Un couple sur la brèche s'isole dans un chalet perdu au milieu de la forêt pour se retrouver, avant que la nature ne reprenne ses droits. » Rapide mais je m'imaginais déjà une version Danoise subventionnée à en dégueuler de « The Ruins ». Qu'elle ne fut pas ma déception. La femme est fourbe par nature et cherchera toujours le moyen de vous faire entrer dans son jeu, car oui au bout de 15 minutes je me suis demandé « Qu'est ce que je fous là? ». Bon je développe un peu car même Mad Movies ont semblé conquis. La fourberie de la femme c'est un peu un des sujets du film, enfin de ce que j'ai cru comprendre. Je serais incapable de vous développer sur quoi tourne le film parce que je n'ai toujours pas compris si c'était un pamphlet féministe ou misogyne et que je manque cruellement d'envie de lire des chroniques qui en parlent. Donc je passe en gros à ce que j'ai retenu. Des la première minute Charlotte Gainsbourg est entrain de forniquer avec Willem « Green Goblin » Defoe sous la douche et pendant qu'elle copule avec insertion (HAHA) de plans pornos au ralenti et en noir et blanc(...) leur gamin tombe par la fenêtre. Charlotte craque et devient un tantinet dépressive et paranoïaque et décide de s'isoler dans un chalet appelé Eden avec son homme psychologue qui tente de l'aider et de la sortir de là mais en gros échoue et passe son temps à lui compter fleurette. Faut vraiment attendre le dernier chapitre pour gouter enfin à de l'hémoglobine ben méritée après cette heure et quart d'attente. Mais là on en a pour son argent. Ecrasage de bourses à coup de rondin de bois, perforation à la foreuse, coups de pelles dans la tronche et une sympathique excision en gros plan. Bon je vous le conseil si ça vous botte et si vous voulez voir Charlotte Gainsbourg courir à poil dans la forêt et se tripoter la cramouille dans des racines d'arbres. Sinon contenter vous de télécharger les 45 dernières minutes. Je vous laisse libre de contester mon manque total d'intérêt pour la trame de ce film, mais avant, visionner le en entier. Je vous laisse, demain je reviens dans cette même salle pour me farcir le dernier bébé de Sam Raimi, « Jusqu'en Enfer » qui s'annonce d'une autre saveur.
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