
Bon saison estivale oblige, canicule, vieux qui crèvent et programmations cinématographiques arides. C'est pas que la perspective d'une salle obscure climatisée sois repoussante quand il fait encore pas loin de 30°C à 20h30 loin de là, mais entre Harry Potter et « Neuilly sa mère » je vous laisse le choix des armes, l'herpès ou la syphilis. Heureusement est arrivé « LE » film de l'été, celui annoncé comme le carton de cette fin de vacances, le dernier Tarantino, Inglourious Basterds. Les chroniques sont dithyrambiques dans à peu près toute la presse. Sur l'affiche est même annoncé « le meilleur Tarantino depuis longtemps » d'après le Parisien. Faudrait il juste leur rappeler que les derniers n'étaient autres que le diptyque Kill Bill... Enfin bref, je patiente entouré de 2 autres camarades cinéphiles, arrivée à la caisse avec deux charmantes surprises, la première étant que le film est en partie en VO étant donné qu'il a été tourné en France et que la majeure partie du film, les scènes ont été tournées en français, deuxième surprise, la place de ciné à encore augmentée. Excellente façon de lutter contre le piratage m'est avis, que de vendre des places au prix de 50 CD ROMs vierges enfin ceci est un autre sujet. On s'installe dans la salle archie blindée et ça commence. Résumé rapide, une bande de juifs de l'armée américaine se retrouvent dans une troupe menée par Brad Pitt (moustache POWA) qui ont pour mission de tendre des embuscades aux boches, les plus sanglantes possibles, scalps de rigueur, afin que la rumeur démotive et fasse chier leur choucroute dans leur froc l'armée teutonne. Pendant ce temps là une séance d'un film de propagande doit avoir lieu dans une salle obscure de Paris où seront présent le Führer Himself ainsi qu'une bonne partie de la Kommandantur. La suite est je pense assez aisée à deviner. Ce film est long, drôle mais long. Je ne sais pas si c'est l'ambiance franchouillarde qui maudit systématiquement les films tournés en France ou les blablas incessants qui sont en temps normal, les points forts des films de Tarantino, qui sont ici extrêmements plats, qui permettent cette extension du temps. Einstein s'en retournerait dans sa tombe. Brad Pitt est exceptionnel dans son rôle et je ne pèse pas mes mots, le seul personnage en fait qui soit réellement intéressant et qui vaille qu'on tende l'oreille. Surement le moins gay de ses rôles aussi. Deux trois trips gores assez réussis, le défonçage de crane de SS à la batte ou les scarifs de svastikas sur le front mais on s'ennuie cruellement le reste du temps.
Donc définitivement, non, ce Tarantino n'est pas le meilleur depuis longtemps(depuis « Jacky Brown » peut etre). Un pétard mouillé pour moi, et encore ça aurait le mérite de ne pas me laisser m'endormir.


