mardi 23 juin 2009

Poultrygeist






Le dernier bébé de Lloyd Kaufman et de la Troma team et pour moi surement leur meilleur production. En effet autant certaines de leurs bobines sont exceptionnelles (Troméo & Juliet, la saga des Toxic Avenger, Atomic Collège 1 et 2) autant la plus part est à brûler sans hésitation (Sgt Kabukiman, Nazi Surf Must Die, Luther the Geek). Bref rappel de ce qu'est une production Troma pour les ignares qui liraient ces lignes. Un Troma c'est une formule chimique magique, sortez vos blouses et mélangez de l'humour gras en quantité dantesque, du gore, du cul et un budget fauché et vous obtiendrez le meilleur(ou le pire) du cinéma underground américain. Et oui, en ce qui concerne Poultreygeist, c'est le cas.
Le pitch : Arbie, en découvrant que sa copine l'a largué pour une militante lesbienne altermondialiste (oui elle cumule) décide de s'enrôler dans le fast food spécialisé dans le poulet qui vient de s'ouvrir sur l'ancien cimetière amérindien local et contre le quel son ex manifeste. Évidemment l'esprit vengeur des amérindiens vient s'en mêler et transforme quiconque mange de la bidoche dans le restaurant en zombie poulet cannibale.
Humour très fin à base de pets, de cul, de vomis, de gore le tout à outrance, un rythme extrêmement soutenu, bon les petits passages comédie musicale passent parcequ' ils ne s'éternisent pas tout le film, et 3 minutes de comédie musicale avec une troupe de lesbienne dénudées ça n'se refuse pas hein? Lloyd Kaufman himself à un rôle dans le film qui permet d'apprécier toute la profondeur du personnage. On notera également les différents petits clins d’œil à notre héros altermondialiste moustachu national en la présence de quelques détails disséminés un peu partout comme les panneaux « libérez José Bové » dans la manif des lesbiennes et à l'intérieur du fast food (ouais le burger du resto s'appelle le José Burger). Comme dessert je vous annonce même une fin Braindeadienne. Mettez vos serviettes et à table.

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