
Il y'a des personnages qui resteront à jamais gravés dans le marbre du cinéma horrifique. Des légendes qui ont marquées le 7ème Art, qui ont imposées des noms en réference, des Jason Voorhees, des Freddy Krueger, des Leatherface et autres Michael Myers. Il en est un autre qui a marqué des centaines de fans à travers toute la planète, Ash "l'homme au grand menton"William alias Bruce Campbell. Le bougre a su faire de sa carrière une succession de pelloches B voir plus (ou moins selon si vous etes plus fan de Telerama que de Mad Movies) se dénombrant par dizaines. Une vie sacrifiée sur l'autel des productions fauchées. C'est justement de cette vie dont il est question dans "My Name is Bruce".
Dans "My name is Bruce", Bruce Campbell campe... Bruce Campbell, acteur mégalo, ayant une tendance pour la bibine et les putes et se lamentant sur sa carrière en attendant le film qui sera son chef d'oeuvre. Scène d'introduction, deux petits emos se trimballent la nuit dans une caisse pourrie, le plus tarlouze des deux qui a une gueule à jouer dans Bring me the Horizon ou tout autre groupe de clône merdique chambre son collègue au look subversif sur le culte qu'il loue à son idôle et mentor Bruce Campbell. Ils rejoignent deux p'tites gothos dans un cimetière abandonné histoire de saccager quelques scépultures, boire de la bière et esperer un peu tripotter d'la chatte de grosse gothique. L'opération échoue lorcequ'il réveillent un démon chinois de la guerre et du tofu ( si si c'est important pour la suite du film). Le dit démon commence à faire du découpage de p'tite fiotte et de grosse gotho en règle. Tranchage de membres, décapitations et gothiques qui volent dans les airs, je jubile. Mais qui pourra débarasser le village de pequenots du méchant démon?
Le seul, l'unique, le grand Bruce Campbell que le fan boy kidnappe. Le lascar est alors persuadé d'être sur le tournage d'un nouveau film et joue son rôle tout en tentant de serrer la barmed à forte poitrine, également maman du gamin qui l'a enlevé. Bonnes boutades de gros beauf tel qu'il se présente dans le film en arborant fierement tel un blason des splendides chemises à fleur et ayant la facheuse tendance de palper la marchandise lorcequ'il déballe son barratin de lover. Enfin tout fonctionne jusqu'à ce qu'il découvre que le démon qu'il doit détruire est réel, et là c'est la débandade. Schéma classique, il fuit en abandonannt tout le monde et revient rongé de remords et tente de se racheter.
Ca vole au raz de la ceinture, une énorme rétrospective de la carrière de Ash avec sans arrêt des allusions à ses bouses comme à ses succès(Bubba HoTep et Evil Dead en tête), des tas de clins d'oeuil comme des personnages de ses précédentes fictions incorporées dans le film (notament le forgeron de "l'armée des ténebres") et une auto dérision totale. Des effets gores avec une préférence pour les décapitations et des bonnes boutades bien lourdes pour parsemer ce qui à mon avis a été une purge pour l'acteur. Un concentré de délire mais surtout ciblé pour son public et tout amateur de cinéma de genre. Pour l'instant mon coup de coeur du mois.
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