mardi 30 juin 2009

Demon House




On ne le répétera jamais assez, le prix d'un DVD n'en fait pas le contenu. Pour Preuve cette pièce que j'ai entre les mains, acquise pour la somme rondelette de 1€. Et attendez! En plus c'est un DVD double face! Donc si mes restes en mathématiques sont encore corrects ça nous fait du 50 centimes le film. Qui dit mieux? En tout cas moi je n'ai pas trouvé. Donc sur cette double édition j'avais « Witchboard » un navet sans nom, enfin si, je viens de le citer. Nous dirons donc une bouse, un étron fumant bref le terme scatologique qui vous convient le plus.
Pour ma part, je préfère m'attaquer à l'autre face du DVD, « Demon House ».
Alors Demon House de quoi ça parle. Hé bien d'une maison hantée (possédée nous dit on dans le film) ou a eu lieu un massacre plusieurs années auparavant, le jour d' Halloween et ou notre bande de jeunes ados en cavale vient se réfugier pour échapper à la police après une pseudo tentative de braquage de supérette. Passons le générique kitch à souhait mais tellement risible. Ce film pourrait servir de base à n'importe quel réalisateur de slasher tellement les personnages sont clichés. On retrouve le rouquin puceau, la capitaine des pom-pom girls, l'intello coincée, le bellâtre qui a un semblant de cerveau (toute ressemblance avec Ash d'Evil Dead est fortuite bien entendu), le caïd attardé et sa trainée de pouffiasse et finalement la minorité visible, le black de service ( qui par le plus grand des hasard est le premier à se faire cartonner, suivi de peu du rouquin)
Bon ça met une petite demi heure à bien se mettre en place et de voir les premiers jets d'hémoglobine , si l'on exclut la scène introductive mais les dialogues aident largement à patienter. Pas de bon gros B movie sans une traditionnelle pair de mamelles, et bien pour les grands amateurs du genre elles apparaissent aux alentours des 5 premières minutes en la présence d' innocentes lycéennes qui se préparent pour leur bal d' Halloween. Pour les plus amateurs de lâchés de nichons (et je sais qu'il y en a) sachez que d'autres arriveront par la suite. Scènes de cul expédiées et tout un tas de morts brutales sur des répliques dont je crois après plusieurs visionnages se terminent pour la plus part par « va te faire foutre » ou son homologue. Petit jeu que je vous propose également pour les plus évasifs, compter le nombre de fois ou l'on réarme le fusil à pompe et comparer au nombres de coups tirés. Comble d'amateurisme, cet opus est en fait le volume 3 de la saga et non le premier alors que j'ai en ma possession le volume 2 bien nommé « Demon House 2 ». Les éditeurs ont même poussé le bouchon jusqu'à nous coller les deux même jaquettes en changeant juste le titre.
Tout est dit.

lundi 29 juin 2009

Black Knots - Guitarmaggedon




Imaginez que les gars de Zeke mélangent leur semence avec les New Bomb Turks. Vous foutez tout ça dans un shaker, vous secouez, et vous l'inséminé tout droit dans la vagine de n'importe laquelle des Belles de Nashville Pussy et vous obtenez Black Knots. Du Rock & Roll en majuscules, celui qui me fait bander, qui pue les chiottes d'un rade pourri du fin fond de la Caroline du Sud. Celui qu'on a envie d'écouter dans son camion en traversant la Death Valley, bref un hymne au vrai « Sex, Drugs & Rock & Roll » et pas celui qu'on sert aux petites pisseuses pré pubères lectrices de Rock & Folk. Du vrai rock de couillus moustachus, avec des grosses guitares et une voix qui sent le bourbon. C'est sortis sur des petits labels ricains, certes un peu plus dur à se procurer mais un régal pour la testostérone qui remet un point d'honneur aux trois B.

http://www.myspace.com/blackknots

Gummo



J'ai reçu des critiques me disant que je ne chroniquait que des films de merde sans aucun intérêt et que j'arrête de faire croire que se sont des films qui ont un réel potentiel." Avoue que c'est des navets ces merdes?" m'a dit cette personne qui m'a ri au nez quand je lui ai dis que j'avais acheté ou racheter tous ces films en DVDs. Deux pensées me sont venues à l'esprit, tout d'abord j'ai été flatté que des gens, fervents défenseurs de la culture qui d'ici peu de temps vont sans doute se jeter sur leur ordinateur pour visionner Transformers 2 en streaming daignent se pencher sur mes modestes avis virtuels. Ensuite que je pourrais un peu plus varier les thèmes des films que je chronique. Donc je me lance.
Gummo. Gummo c'est une fiction filmée sous la forme d'une espèce de vidéo de famille. On nous compte des minis scénettes nous présentant les habitants d'une petite ville de l'Ohio qui fut dévastée par une tornade quelques années auparavant. Une immersion dans un univers de bouseux ou les coupes mulets, la chasse au chat et le sniffage de colle sont de rigueur. Au premier rapport ça peut sembler hilarant (je ne vous le cache pas, beaucoup de passages le sont) mais le film atteint une certaine dimension dramatique et malsaine. Putain je commence à écrire comme un guignol du Télérama alors je vai me reprendre. C'est l'histoire d’un patelin plein de bouseux pour la plus grosse partie complètement névrosés et alcolos qui vont aux putes et semblent prendre un bain uniquement pour la Sainte journée (et encore). C'est bizarrement assez objectif et attachant, un petit ovni cinématographique sortis en 1997, et oui 12 ans déjà. Ça vire un peu sur le film de thésard d'école de cinéma mais rien n’à voir non plus avec du Godard, donc à voir et revoir.

samedi 27 juin 2009

Seth Gueko - La Chevalière



Haaaaaa! Du rap dans ces pages! Du rap français qui plus est! Sacrilège! Bin ouais. Mais bordel qu'est ce que ça vient foutre ici? Choix personnel, une façon d'introduire plusieurs pensées. Dans un premier temps que ça a autant sa place ici que n'importe quel groupe de hardos ou de sois disant rebels qu'on nous dégueule à tout va sur la plus part des médias. Une réflexion qui me pousse à penser que les rapeurs sont souvent aujourd'hui bien plus rock & roll que la plus part des groupes qui s'en revendiquent. Les puristes vous dirons que c'est juste un courant lamentable qui parle de biatchs, de shit et de bruler des keufs pas comme la plus part des groupes qu'ils écoutent dont les crédos sont la bière, la baston, le meurtre, la baise, la came et détruire la société... Autres temps autres moeurs. Pourquoi Seth Gueko? Pasque je pense que c'est ce qui se fait de mieux aujourd'hui. Le Cap'tain Mildiou Sushi développerait ça bien mieux que moi. A vrai dire j'attendais plus cet album que le dernier Guns & Roses. Je conchie Didier et Bruno les grands méchants du 9-3, je les laisse à leur come back dégueulasse et à leur public de bobos et d'intellos qui peuvent se permettre de débourser les 80€ de leur places de concert. Même tarif pour JeSuis, qu'ils s'enfoncent dans leur mièvrerie dégoulinante et le Squat qui Rock dans son passéisme. Ca c'est posé.
Seth Gueko, la Chevalière donc, premier album du lascars de St-Ouen-l'Aumône après une succession de mix tape qui défouraillent. Première écoute, "le son des capuches", LE tube, instru béton, le flow de bâtard habituel avec les punchlines de forain. Le truc qui te reste en tête toute la journée. A l'écoute totale, bon pas de grosse déception, mais pas non plus le gros coup de barre de fer à travers les dents. Al Poolvordino, 1er morceau un tube aussi. Déballage de références cinématographiques, celles que vous pourrez sans doute retrouver dans ces lignes(rien que le blaze de Seth Gueko, Clooney dans "une nuit en enfer", "Snatch" pour ceux qui ont jamais écoutés avec le trip manouche et "c'est arrivé près de chez vous"). Ca s'enchaine, ça vire un peu Sniper et mievreux avec "Un Couple Impair" mais toujours les lyrics en béton pour relever le truc, voir carrément Svinkels avec "Bistouflex", "Ca défouraille", 3ème tube pour moi de l'album.
Globalement les titres sont bons et les instrus également, mais perso je trouve pas qu'il arrive au niveau des mix-tapes genre "Drive by en caravane" ou " Les Fils de Jack Mess". Regret également qu'il y ai que 3 featurings. Trop habitué à la Seth Guex family. Cette année sera l'année Seth Gueko ou ne le sera pas. ZDEDEDEDEX!

www.myspace.com/sethgueko

My Name is Bruce




Il y'a des personnages qui resteront à jamais gravés dans le marbre du cinéma horrifique. Des légendes qui ont marquées le 7ème Art, qui ont imposées des noms en réference, des Jason Voorhees, des Freddy Krueger, des Leatherface et autres Michael Myers. Il en est un autre qui a marqué des centaines de fans à travers toute la planète, Ash "l'homme au grand menton"William alias Bruce Campbell. Le bougre a su faire de sa carrière une succession de pelloches B voir plus (ou moins selon si vous etes plus fan de Telerama que de Mad Movies) se dénombrant par dizaines. Une vie sacrifiée sur l'autel des productions fauchées. C'est justement de cette vie dont il est question dans "My Name is Bruce".

Dans "My name is Bruce", Bruce Campbell campe... Bruce Campbell, acteur mégalo, ayant une tendance pour la bibine et les putes et se lamentant sur sa carrière en attendant le film qui sera son chef d'oeuvre. Scène d'introduction, deux petits emos se trimballent la nuit dans une caisse pourrie, le plus tarlouze des deux qui a une gueule à jouer dans Bring me the Horizon ou tout autre groupe de clône merdique chambre son collègue au look subversif sur le culte qu'il loue à son idôle et mentor Bruce Campbell. Ils rejoignent deux p'tites gothos dans un cimetière abandonné histoire de saccager quelques scépultures, boire de la bière et esperer un peu tripotter d'la chatte de grosse gothique. L'opération échoue lorcequ'il réveillent un démon chinois de la guerre et du tofu ( si si c'est important pour la suite du film). Le dit démon commence à faire du découpage de p'tite fiotte et de grosse gotho en règle. Tranchage de membres, décapitations et gothiques qui volent dans les airs, je jubile. Mais qui pourra débarasser le village de pequenots du méchant démon?
Le seul, l'unique, le grand Bruce Campbell que le fan boy kidnappe. Le lascar est alors persuadé d'être sur le tournage d'un nouveau film et joue son rôle tout en tentant de serrer la barmed à forte poitrine, également maman du gamin qui l'a enlevé. Bonnes boutades de gros beauf tel qu'il se présente dans le film en arborant fierement tel un blason des splendides chemises à fleur et ayant la facheuse tendance de palper la marchandise lorcequ'il déballe son barratin de lover. Enfin tout fonctionne jusqu'à ce qu'il découvre que le démon qu'il doit détruire est réel, et là c'est la débandade. Schéma classique, il fuit en abandonannt tout le monde et revient rongé de remords et tente de se racheter.

Ca vole au raz de la ceinture, une énorme rétrospective de la carrière de Ash avec sans arrêt des allusions à ses bouses comme à ses succès(Bubba HoTep et Evil Dead en tête), des tas de clins d'oeuil comme des personnages de ses précédentes fictions incorporées dans le film (notament le forgeron de "l'armée des ténebres") et une auto dérision totale. Des effets gores avec une préférence pour les décapitations et des bonnes boutades bien lourdes pour parsemer ce qui à mon avis a été une purge pour l'acteur. Un concentré de délire mais surtout ciblé pour son public et tout amateur de cinéma de genre. Pour l'instant mon coup de coeur du mois.


vendredi 26 juin 2009

The Longboards - Big Surf




Comme je pense que vous l'avez deviné c'est de surf instrumentale qui envoie de la grosse reverb' dont on va parler. Premier rouleau dévastateur du combo « The Longboards », 12 titres à soulever un tsunami avec 4 reprises de choix; des Surf Teens, des Ventures, de Dick Dale et de The Sentinels. On note également un morceau hommage au grand Link Wray. Ouais c'est toujours dur de tomber loin de l'arbre quand on fait de la surf mais les grandes références et les morceaux hypnotiques sont au rendez-vous pour déferler dans vos enceintes. Let's surf.


http://www.myspace.com/thelongboardss

Horribilis




Il y'a plusieurs facteurs pour que j'achète un DVD dont je n'ai absolument pas entendu parler. Primo : que le titre soit accrocheur, secundo: que je connaisse et apprécie le travaille du réalisateur (bon OK c'est vrai que parfois ils ne répondent pas forcément à toutes mes attentes cf; Argento,Shalamayan...) et tertio que la pochette sois attrayante.
Ici seul le 3eme facteur m'a fait sortir ma carte bleue pour débourser les 6€ que coutait la galette. Je m'explique. Dans un premier temps le titre (Horribilis, vous suivez toujours?) était loin de me filer le gourdin et m'évoquait vaguement à la limite un mauvais Disney avec une vilaine sorcière ou je n'sais quelle autre niaiserie. Ensuite il n'y a sur le boitier à aucun endroit cité le nom du réalisateur. Mais de sympathiques limaces grouillantes vers une baignoire d'ou dépace une gambette de jeune fille dénudée et là je salive. Je lance le DVD et je m'apperçois avec joie que le réalisateur n'est autre que James Gunn à qui l'ont doit pas mal de productions de chez Troma, la Mecque du ciné Underground ricain. On aperçoit d'ailleurs dans le film un extrait d'un Toxic Avenger et l'apparition du Pape du genre en la présence de Lloyd Kauffman en clochard alcoolisé. Je passe volontairement sur ses deux navets en la matière des deux opus de Scooby-doo, non ne me remerciez pas.
Donc a priori je ne dervait pas être déçu. Horribilis de quoi ça parle? Très simple : une météorite s'écrase sur Terre. Un honnête homme dont la femme refuse les avances s'en va se bourrer la gueule au troquet local et finis dans la forêt avec la fille de joie locale. Il découvre le météore d'où c'est échappé une sorte de grosse larve. La grosse larve lui introduit une plus petite larve dans le corps (elle passe à travers sa peau, je vous voyais déjà venir tas de p'tits scatos) et commence à lui faire opérer une mutation qui le transforme petit à petit en un mutant gastéropode particulièrement violent et dégueulasse dont la mission est d'alimenter une mère porteuse de milliers de petites limaces destinées à prendre possession des corps de la population environnante. Gore généreux, explosion de tête, éventrations à coup de tentacule, charnier de bestioles en tout genre sans compter la scène magique de l'explosion de la mère porteuse par sa progéniture et la scène finale, enfin je vous laisse libre de le découvrir par vous même. Le tout dans un esprit potache et teenage, un film à voir et revoir, tout seul ou entre potes

jeudi 25 juin 2009

Feast




Une bien sympathique péloche passée complètement inaperçue malgré ces 3 millions et des brouettes de budget que ce « Feast ». Premier film de Gulager, et première petite perle. Synopsis : une dizaine de losers, pour la plus part totalement cons, sont coincé dans un bar au fin fond du Texas et encerclés par une bande de monstres mutants qui remettent les péteux d' la PETA (désolé) à leur place; au centre de la chaine alimentaire.
Scénario classique mais non, on casse les codes dés le départ où le beau gosse présenté comme le héros se fait bouffer au bout de 7 minutes. C'est parti.
Un casting de rêve avec Henry Rollins en coach lâche et au discours débilisant, comme quoi le bougre sait faire preuve de second degré puisqu'en plus il arbore fièrement tel un blason durant tout le film un sympathique jogging rose et Jay de « Clerks » et « Jay & Silent Bob strike back! » entre autre. Un suspense constant, un humour honorable, des red necks et des bébêtes moches tous les ingrédients d'un VRAI bon film de genre. En espérant que ce Feast peu importe par ou il passera vous procurera le même plaisir qu'à moi. Enjoy.

Buried In Leather - We Are Gone




Petite découverte du label Teenage Heart Records de Boston USA. C'est d'ici de gros trashy punk & roll dont on va parler. Avec « We are gone »,c'est droit dans notre cul qu'arrivent les lascars de Buried in leather qui nous livrent un fort sympathique mélange de bon vieux punk rock des chaumières soulevé par une lead guitar électrisante avec des petites influences métal old school savamment dosées en l'introduction de petits passages mid tempo. On rajoute une voix trashy et le tout baigne allègrement entre les premières démos de Backyard Babies et Gang Green. On tape du pied, on dodeline la tête avec la machoire inférieure qui se met en avant et on apprécie.

www.myspace.com/buriedinleather

mardi 23 juin 2009

Motörhead - Motörizer



Bon là on tape dans du lourd (loud). Motörizer, 24eme album de la joyeuse bande à Lemmy. Comment décrire cet album… Etant habitué à voir sortir tous les 2 ans un nouvel album studio, et cela depuis plus de 30 piges, on est souvent peu enclin à la surprise. Le père Lemmy dans son autobiographie, (white line fever, très mal écrit à mon goût mais à se péter des barres monstrueuses) déclarait qu’il saturait d’avoir à rejouer encore et encore Ace of Spades, que le groupe avait enregistré des titres bien meilleurs depuis. C’est pas faux, mais les années 90, faut bien le reconnaître on pas été glorieuses avec le power trio.Ca c’était avant. Et puis on c’était pris une méchante claque dans la gueule en 2004 avec la sortie d’Inferno. Ca y’est c’était reparti, le bulldozer était à nouveau lâché, un excellent album avec pour moi les tubes qu’étaient « Smilling like a killer » et « Life is a Bitch » sans compter l’excellent « Whorehouse Blues ». Ca s’enchaine avec ensuite « Killed by Death » en 2006. Excellent opus également. J’avais donc en conséquence de grandes attentes sur le dernier opus. Pas de surprise, c’est du Motörhead, c’est gros c’est lourd, gros riffs biens gras, batterie bien puissante. L’album à été enregistré et mixé au même studio que les précédents donc on rentre dans une certaine continuité. Pas d’originalités majeures, de très bons titres comme « Runaround Man », « Rock Out » ou encore « Buried Alive » mais on rentre dans une nouvelle ére classique. Pas un des meilleurs mais pas non plus le moins bon.
J’en conclurai donc par un message d’espoir un poil masochiste, mais s’il vous plait, pour le prochain, j’aimerais bien me refaire botter l’cul.


www.myspace.com/motorhead

Poultrygeist






Le dernier bébé de Lloyd Kaufman et de la Troma team et pour moi surement leur meilleur production. En effet autant certaines de leurs bobines sont exceptionnelles (Troméo & Juliet, la saga des Toxic Avenger, Atomic Collège 1 et 2) autant la plus part est à brûler sans hésitation (Sgt Kabukiman, Nazi Surf Must Die, Luther the Geek). Bref rappel de ce qu'est une production Troma pour les ignares qui liraient ces lignes. Un Troma c'est une formule chimique magique, sortez vos blouses et mélangez de l'humour gras en quantité dantesque, du gore, du cul et un budget fauché et vous obtiendrez le meilleur(ou le pire) du cinéma underground américain. Et oui, en ce qui concerne Poultreygeist, c'est le cas.
Le pitch : Arbie, en découvrant que sa copine l'a largué pour une militante lesbienne altermondialiste (oui elle cumule) décide de s'enrôler dans le fast food spécialisé dans le poulet qui vient de s'ouvrir sur l'ancien cimetière amérindien local et contre le quel son ex manifeste. Évidemment l'esprit vengeur des amérindiens vient s'en mêler et transforme quiconque mange de la bidoche dans le restaurant en zombie poulet cannibale.
Humour très fin à base de pets, de cul, de vomis, de gore le tout à outrance, un rythme extrêmement soutenu, bon les petits passages comédie musicale passent parcequ' ils ne s'éternisent pas tout le film, et 3 minutes de comédie musicale avec une troupe de lesbienne dénudées ça n'se refuse pas hein? Lloyd Kaufman himself à un rôle dans le film qui permet d'apprécier toute la profondeur du personnage. On notera également les différents petits clins d’œil à notre héros altermondialiste moustachu national en la présence de quelques détails disséminés un peu partout comme les panneaux « libérez José Bové » dans la manif des lesbiennes et à l'intérieur du fast food (ouais le burger du resto s'appelle le José Burger). Comme dessert je vous annonce même une fin Braindeadienne. Mettez vos serviettes et à table.

Pourquoi je renie mes origines.


THIS, is Haute-Saône.
J'ai connu personnellement certains de ces individus dans feu ma folle et trépidante jeunesse.

Sun Power - Pain for Profit



Non la Belgique n'offre pas juste de la bière, des frites et des blagues de mauvais goût. En tout cas ce n'est pas le cas pour Sunpower. Ils nous offrent eux dans Pain for Profit, leur dernier bébé sur compact disc (oui 2007 ça fait déjà, mais ils n'ont ressortis aucun album depuis alors, hein?!) un punk hardcore digne de Dischord Records, avec de grosses influences notamment Dag Nasty (periode Can I Say, ça va de soit) et les intonations du chanteur ne sont pas sans rappeler Jello Biafra sur des morceaux comme « Killed by Death », ou encore Duane Peters sur « Gonna Cut Myself ».
A noter également qu'ils viennent de sortir un split vinyle avec les briscards lyonnais des Lost Boys. Des bonnes influences, du bon son, un bel Artwork, sautez dessus!


www.myspace.com/sunpower

Black Snake Moan



On change complètement de registre là pour s'intéresser à une petite perlouze (comprenez ici un film de bon goût) passée complètement inaperçue. Ça faisait pas mal de temps que Samuel L. Jackson nous livrait une série de films très mais alors très décevants, pour ne pas dire à chier. Nous ne nous attarderons pas sur le dernier en date que j'ai eu la chance (touche d'ironie) de visionner, le très lamentable « The Spirit » qui me semblait vu l'affiche et la présence de Franck Miller aux fourneaux fort alléchant. Tant pis, mauvaise pioche. Remarquez le casting de ce dernier est des plus délicieux puisque l'on retrouve la charmante Christina Richie, mais si souvenez vous, Wednesday de la famille Adams, et elle a pas mal grandi la gamine, même voir très bien. On va dire que je fais une fixation voir une obsession là dessus mais elle nous offre, je pense, le plus magique lâché de protubérances mammaires qu'il m'ait été donné de voir. A noter aussi que Justin Timberlake a un rôle, et le pire c'est que après visionnage en V.O. il est bon acteur.
Donc ici Sammy campe un fermier blues man dont la femme vient de le quitter pour son frère. Il sombre dans la dépression (comprenez le whisky et sa Gibson) avant de recueillir Christie, qui ici est une nymphomane perturbée, qu'il retrouve sur le bord de la route. Il décide alors d'essayer de ramener la p' tite à la raison en l'enchainant à un radiateur. Et oui il a un cœur gros comme ça Sammy. S'en suit une complicité entre les deux protagonistes qui les amènera au Salut tous les deux. Sortez vos mouchoirs. amen
Un vrai bon film, profond, on (re)découvre que Samuel L. Jackson est vraiment un excellent acteur en plus d'un énorme guitariste, des acteurs tous fantastiques et une mise en scène génial. Si vous aimez le blues, les personnages torturés, sautez dessus.

lundi 22 juin 2009

Le Couvent





Autre chef d'œuvre qui n'est pas passé inaperçus. J'ai découvert cette petite perle par le biais de la chaîne RTL 9. Je me permet une petite digression publicitaire car la chaine en question diffuse depuis peu de temps (février) la série des Masters of Horror tous les lundi soir en deuxième partie de soirée en plus de ses diverses pellicules bis et autres films de tatane. Parenthèse fermée. J'avais entrevu une bande annonce fort alléchante avec ce qui me semblait être des nones mutantes entrain de pratiquer un quelconque rite satanique. N'ayant pu assister à la diffusion, j'insiste pour que mon colocataire se le procure par un biais peu respectable et ABSOLUMENT illégal dont je ne ferai pas l'apologie ici. Et encore une fois la fiction dépassait mes espérances. Les 4 premières minutes nous mettent directement dans le bain. Séquence d'ouverture, une jeune fille en jupette armée d'une batte de base ball et d'un jerricane d'essence se dirige vers l'entrée d'un couvent sur un fond musical très tarantinesque. Arrivé à l'intérieur elle commence à dessouder toute l'assistance au pe-pom à canon scié clope au bec avant de terminer le travail avec la dite batte de base-ball et incinérer le tout. Tarantinesque je vous dis, et pour moi c'est gage de qualité. Quelque décennies plus tard, nous retrouvons notre habituelle bande de blaireaux tout juste pubères qui décident d'aller baisouiller, fumer un peu de pot et taguer le vieux couvent abandonné. Il se trouve que pour leur plus grand malheur, une bande de satanistes (pubères pour la moitié d'entre eux, et ils sont deux) à se faire pisser dessus Anton Lavey notre prêcheur, accomplissent un rituel pour faire renaître l'antéchrist par le sacrifice d'une vierge. Par le plus grand des hasards ce rituel s'accomplit mais ne fait que revenir l'esprit des nones incinérées qui ne sont pas contentes, mais alors pas contentes du tout. Notre bande de blaireau se fait donc étriper joyeusement, arrachage de visage, bain de sang, éventration et ce qui semble devenir un classique ces dernier temps, arrachage de quéquette, le tout dans des gerbes de sang qui tirent sur le fluo et une bande son electro- drum & bass qui risque de choquer les puristes du genre mais croyez moi un peu de nouveauté ça ne fait pas de mal car l'effet est des plus jouissif. Humour à ras de la ceinture, nous ne citerons que la charmante gotho-pouf qui avoue être vierge et se réserver pour Marilyn Manson et des apparitions de guests telles que le rappeur Coolio et Adrienne Barbeau, ex femme de Wes Craven qui a également tourné dans plusieurs films de genre, The Fog, Creepshow, La Créature du Marais... le tout sous la direction de Mike Mendez (Killers). Des bonnes barres assurées. Si cela ne vous suffis pas, sachez qu'il à été présenté à « la Nuit du Trash » du festival de Gerardmer en 2001. Enjoy.

Tromatized Youth - Tromaville Against the World




Nantes possède des grosses merdes comme Ultra Vomit. A côté de ça il y a aussi de bon groupes dont Tromatized Youth fait partie.
Après un premier 7" prometteur, les gosses de Tromaville reviennent à la charge avec ce nouveau full lenght qui envoie du bois.
Le style a un peu changé et est plus passe-partout, ça sent un peu moins la crasse... La preuve dés le départ avec l'intro. Ça sonne mélo. Mouais bof... Mais dés le second morceau, c'est la baffe! Ça bouffe à tous les râteliers; punk-rock, punk hardcore, NYHC. La voix tire un peu parfois sur la Oï! de temps en temps. Le mélange évidement fait avec bon goût et cohérence. les titres sont courts et s'enchainent vite, pas le temps de s'embêter. Des hymnes se démarquent par rapport aux autres morceaux, comme l'excellent hommage à la bouffe nationale " French Food First".
Bref cet album c'est la claque, ça le fait. Si t'aime le hardcore écoute le, sinon va te faire foutre.
Par contre la reprise de Blitzkrieg Bop n'était pas nécessaire....

- Cap'tain Sushi Mildiou


www.myspace.com/tromatizedyouth

samedi 20 juin 2009

Jack Frost






Alors là on touche à du lourd, du semi classique. Par le plus grand des hasards je me suis retrouvé avec deux exemplaires du même DVD dans ma vidéothèque alors que je n'en avais même jamais acheté un seul. Encore un des mystères de notre triste monde. Passons. Aujourd'hui c'est de Jack Frost le bien nommé que je vai faire l'apologie ou comment transformer la plus inoffensive des créatures en bête sauvage assoiffée de vengeance et de sexe.
Jack Frost est un méchant tueur qui vient de se faire chopper et est transféré pour son exécution. Malheureusement à cause de la tempête de neige qui sévit, le fourgon pour la prison percute un camion rempli de produits chimiques. Notre cher ami Jack s'en voit aspergé et fusionne, non avec le camion mais avec la neige!
Et voilà, on obtient un bonhomme de neige psychopathe prêt à zigouiller toute la tranquille petite bourgade du sheriff qui l'a fait coffrer.

Un costume ridicule, des effets spéciaux dignes du plus fauché des Troma (à ne pas rater la fusion de l'A.D.N. de Jack avec la neige), des vannes à la limite du supportable("c'est quoi la différence entre un bonhomme et une bonne femme de neige?")et la présence de Shannon Elizabeth ( Buffy de Scary Movie 1, Nadya d'American Pie 1, ou toute votre jeunesse si vous aviez 12 ans aux alentours du passage au nouveau millénaire) dans un de ses premiers rôles. Si vous vous fiez à la pochette vous ne pourrez qu'être agréablement surpris par la véritable apparence du dit psychopathe si vous n'êtes pas allergique au polystyrène. Si Vous aimez les blagues de Toto et les pellicules fauchées, ce film est pour vous.

Vitamin X - Full Scale Assault




Ça fait une dizaine d'année que le groupe nous balance ses bombes sonores tout droit venues de leurs bas-pays. Du punk hardcore (Straight-Edge, il parait que c'est vendeur de préciser) à mi chemin avec le trash, grosses influences de groupes comme Youth of Today, The Accused, de punk hardcore Old School et de l'écurie Dischord. Du bon, du rapide. Si tu aimes la musique frontale et efficace, les circle pits et le tofu (ou pas), ce disque est pour toi.



www.myspace.com/vitaminxhc

vendredi 19 juin 2009

Zombie Strippers






Bon pour les amateurs, quels sont les ingrédients d'un bis jouissif? J'attend? Des zombies à ma gauche, oui j'accepte. Des trucs gores? Oui très bien. Des gamines bonasses? Excellent! He bien Zombie Stripper c'est le mélange de tout ça. Le tout saupoudré d'humour potache et gras avec un soupçon de satyre politique qui passe très vite au second plan, vous attendez pas à du Romero.
Dans un futur proche M. Bush en est à son septième mandat ( oui les capacités de visionnaires des scénaristes en prennent un coup) Shwarzy est vice-président. les Etats-Unis sont en guerre un peu partout dans le monde et commencent à manquer d'hommes. Que faire? He bien tenter de réanimer ceux tombés au combat pour les renvoyer au front. Mais voila évidemment l'expérience dégénère et on envoie la bande de bidasses sur armée et complètement débile pour tout nettoyer. Mais (mal?) heureusement un des bidasse est mordu et essaie de se réfugier dans une boite de striptease clandestine et finis par croquer la star locale (Jenna Jameson. Mais si vous savez très bien qui c'est, du moins vous avez forcément déjà vu certains détails de son anatomie). S'apercevant que sa nouvelle forme décuple ses capacités de danseuse, elle continue à honorer son public un tantinet phallocrate ( qui ne s'inquiète pas trop du fait qu'elle soit en putréfaction) et en profite pour en bouffer 2,3 au passage également et "convertir" ses collègues.

On assiste donc ici à une succession de découpages en règle de bon gars sur-bourrés en testostérone ( en bière un peu aussi), à des bonnes boutades bien cocasses et une succession de shows de danseuses( professionnelles dans le civil)qui seraient capable de coller le gourdin à un chêne. C'est complètement fauché, le tout doit être tourné dans 5 pièces différentes grand maximum mais on note cependant le rôle de Robert " Freddy" Englund en propriétaire du club membre de la NRA en plus de la porn star Jenna Jemeson sus(HAHA)nommée. Un casting de rêve donc. C'est bourrin, beauf et gore et ça mérite d'être vu.

Municipal Waste - The Art of Partying






3 éme rejetons des trasheux de Richmond. Ultra facile à résumer: se référer à la magnifique illustration du livret d'Andreï Bouzikov pour avoir une petite idée: ça arrive d'on ne sait où, ça boit toute la bière, s'envoie toute les donzelles à proximité, pisse un coup dans la piscine et s'barre en rotant. Tout ça en 32 minutes que représentent les 15 titres évocateurs. En 3 albums les gars ont quasiment rien changé et on ne leur reprochera pas : rifs ultra efficaces qui oscillent entre le trashy et le punk hardcore, batterie rapide et précise, chant clair. ca fait pas dans l'ultra prog, grossièrement les bases des morceaux sont les mêmes telles les canettes d'un pack de bière. On note mal les différents morceaux qui s'enchainent rapidement (- de 3 minutes). la prod est bien meilleure que sur les précédents opus et rend l'ensemble ultra agréable. On s'en lasse pas. C'est énergique, on tape du pied, on headbang, on s'ouvre une mousse et on se le repasse.

Pour tous les nostalgiques de la scène Crossover/Bay Area des 80's qui veulent pas passer pour des vieux cons qui radotent et même pour les autres.

mercredi 17 juin 2009

Kicking Fest Report





La fac est derrière est derrière moi et je peux commencer à lancer les hostilité avec le premier show de la période estivale ; le Kicking Fest au Cousty Bar de Besançon en ce mercredi 10 juin.
1er vrai concert punk-rock depuis l'anniversaire des gars de la Mighty Worm, ce sont ceux de Kicking Records, le label indé de punk-rock de Toulouse, qui officient ce soir. L'affiche est de taille : Generic, The Hop La; exs Sheriffs, les Black Zombie Procession et finalement les Flying Donuts.
On se rejoint avec Jerôme chez le Cap'tain Sushi Mildiou, BigBan en amoureux, un peu de vin pour ajouter une touche de romantisme et on décolle une demi heure avant l'horraire d'ouverture. Faut dire que le Cousty, en plus d'être le repère de tous les gayzous amateurs de discothèques, de gel fixation extrême et arborant fièrement tel un blason des petites chemisettes à carreaux et autres t-shirts subversifs Rivaldi et Dolce & Gabbana, d'avoir une scène inadaptée à un concert, un fumoir sans ventilation est complêtement excentré du centre ville. Mais passons ces quelques réflexions de pisseuse, on rejoint les frères Barberot, membres des Frenkenstein's Monsters, peut être dernier espoir musical haut saônois et le gars Cyril et on entre. Saut direct sur les différentes distros où les yeux et le portefeuille ont pris cher, on fait nos repérages distro, on papote et les Generic entrent en scène.

Comme à leur habitude un putain de show soigné et ultra millimetré. Un gros stoner Drum & Bass Noisy qui en fout plein la gueule. Peut être terminé un peu vite cependant. Pause pipi/boisson/clope, on discute et c'est au tour de The Hop La! d'entrer en scène. Je m'attendais à les avoir en dernier, en vétérans. Depuis que j'ai vu Parabellum cette année je pensais qu'à partir d'un certain âge c'était plus digne de racrocher les gants et les slogans alterno/babos et les crises de jeunisme. Bin finalement j'me foutais le doigt dans l'cul jusqu'à la glotte, les quinquas ils ont rien perdu et rien changé depuis les Sheriffs enfin je leur en demandais pas plus. Donc oui il y'a encore une vie après la calvitie et le concert d'adieu des Bérus (HAHA). Du punk-rock à l'ancienne, rentre dedans. Ils terminent avec un p'tit medley de leurs anciens tubes. Le concert le plus long de la soirée et je les en remercie. On sort prendre l'air, insupportable de rester dans le fumoir, on essuie un peu de flotte et on rentre regarder les BZP se mettre en place. J'étais pas vraiment fan avant le dernier, "Mess with the best, die like the rest", un peu trop mélo à mon goût mais cet album est une tuerie! La galette à d'ailleurs finis dans ma besace en fin de soirée. C'est parti, du punk rock mélo avec à la voix Forest, le chanteur des Pookies. Ce mec nous fout à chaque concert les jetons. Il est flippant, plein de mimics et imprévisible! En définitif un putain de frontman! A ce concert on a juste hérité avec Jerome d'un crachat de flotte à la gueule. Le show est sans encombre avec cependant un ou deux p'tits pins mais on leur pardonne vu l'énergie déployée notamment par le gars Nasty Samy qui, littéralement, saute partout. 3ème et dernier entracte et les Flying Donuts se mettent en place. Deux concerts d'affilé pour les frères Dalstein puisqu'ils assurent la rythmique dans BZP à la basse et à la batterie. Release Party pour leur nouvel opus au passage : "Until the morning comes". J'ai honte mais je fais mon coming out, ce fut mon dépucelage avec les Flying Donuts, ma première fois... Cyril se moque et m'annonce que c'est la 17 ème fois qu'il les voit ce soir... On ne cessait de me vanter leur puissance scénique. Et en effet je fut sur le derche. On s'en prend vraiment plein la gueule, les nouveaux tubes comme les anciens. Du début à la fin, une ambiance de dingue, une putain d'intensité. Un seul regret avec du recul, la bande de bouseux qui se foutent à poil et montent à 15 devant la scène, Cousty un jour, Cousty toujours... Enfin un final enflammé dirons nous.

Je finis de faire des acquisitions à la distro, le LP "Grande" de Mother Superior et l'avant dernier 7" des Lost Boys que j'avais pas pu acquérir faute de moyens lors de leur dernier passage dans la capitale comtoise( peut etre bientôt en interview dans ces lignes pour leur dernier split avec Strong As Ten) et introuvable sur le net, des poutous à nos lascars qui repartent direction la haute saone et on redescend en ville finir la nuit. Surement un des meilleur concert que j'ai fait cette année si ce n'est pas le meilleur.L'été commence fort et s'annonce chaud.



www.myspace.com/kickingrecords