mercredi 2 septembre 2009

Inglourious Basterds






Bon saison estivale oblige, canicule, vieux qui crèvent et programmations cinématographiques arides. C'est pas que la perspective d'une salle obscure climatisée sois repoussante quand il fait encore pas loin de 30°C à 20h30 loin de là, mais entre Harry Potter et « Neuilly sa mère » je vous laisse le choix des armes, l'herpès ou la syphilis. Heureusement est arrivé « LE » film de l'été, celui annoncé comme le carton de cette fin de vacances, le dernier Tarantino, Inglourious Basterds. Les chroniques sont dithyrambiques dans à peu près toute la presse. Sur l'affiche est même annoncé « le meilleur Tarantino depuis longtemps » d'après le Parisien. Faudrait il juste leur rappeler que les derniers n'étaient autres que le diptyque Kill Bill... Enfin bref, je patiente entouré de 2 autres camarades cinéphiles, arrivée à la caisse avec deux charmantes surprises, la première étant que le film est en partie en VO étant donné qu'il a été tourné en France et que la majeure partie du film, les scènes ont été tournées en français, deuxième surprise, la place de ciné à encore augmentée. Excellente façon de lutter contre le piratage m'est avis, que de vendre des places au prix de 50 CD ROMs vierges enfin ceci est un autre sujet. On s'installe dans la salle archie blindée et ça commence. Résumé rapide, une bande de juifs de l'armée américaine se retrouvent dans une troupe menée par Brad Pitt (moustache POWA) qui ont pour mission de tendre des embuscades aux boches, les plus sanglantes possibles, scalps de rigueur, afin que la rumeur démotive et fasse chier leur choucroute dans leur froc l'armée teutonne. Pendant ce temps là une séance d'un film de propagande doit avoir lieu dans une salle obscure de Paris où seront présent le Führer Himself ainsi qu'une bonne partie de la Kommandantur. La suite est je pense assez aisée à deviner. Ce film est long, drôle mais long. Je ne sais pas si c'est l'ambiance franchouillarde qui maudit systématiquement les films tournés en France ou les blablas incessants qui sont en temps normal, les points forts des films de Tarantino, qui sont ici extrêmements plats, qui permettent cette extension du temps. Einstein s'en retournerait dans sa tombe. Brad Pitt est exceptionnel dans son rôle et je ne pèse pas mes mots, le seul personnage en fait qui soit réellement intéressant et qui vaille qu'on tende l'oreille. Surement le moins gay de ses rôles aussi. Deux trois trips gores assez réussis, le défonçage de crane de SS à la batte ou les scarifs de svastikas sur le front mais on s'ennuie cruellement le reste du temps.
Donc définitivement, non, ce Tarantino n'est pas le meilleur depuis longtemps(depuis « Jacky Brown » peut etre). Un pétard mouillé pour moi, et encore ça aurait le mérite de ne pas me laisser m'endormir.

Gallows - Grey Britain






Je l'ai attendu celui là. En 2006 nous sort Orchestra of the Wolves sur Epitaph, premier jet d'un groupe de coreux anglais de Liverpool. Une enorme claque dans la gueule, du punk hardcore mené tambour (et guitares aussi) battant par le p'tit rouquins hargneux et tatoué Franck Carter. Des tournées monstrueuses parsemées de concerts apocalyptiques, enfin la relève anglaise, celle qui doit nettoyer les rues de toutes les petites pédales miévreuses et insipides qui polluent le paysage musicale rosbeef ( même français, si si) depuis quelques années façon gros coup de doc's dans les dents (les burnes étant malheureusement inexistantes). Ils s'étaient alors faits des alliés de choix avec le leader de la scène Grime (rap underground ultra hardcore) Lethal Bizzle sur un featuring/reprise de « Staring at the Rude Boy » de Dag Nasty. La guerre allait éclater en terre Angloise. Un retour très annoncé, des trailers qui trainaient sur le net et finalement il tombe dans les bacs sous le blason Warner. Première écoute, petite intro et ça démarre fort. Et puis faut bien avouer qu'après, si on s'attend à des morceaux rentre dans le lard on risque d'être déçus. Beaucoup de morceaux posés, plus mélodiques, plus recherchés, voir acoustique (« The Vulture(acts 1&2) ») et puis finalement les morceaux attendu sur la fin, citons « Graves » et «  Queensburry Rules » que je trouve vraiment excellentes. La vague post-core a du faire des siennes. Le mix est sur l'ensemble, je trouve, très plat. On ne retrouve plus l'aspect craspec et fougueux du premier, mais vraiment une ambiance plus mélodieuse et recherchée. Cette album est bon, même très bon, mais ce n'est pas à sa suite qu'on verra les Kooks et autres clones pendouillants au bout d'un nœud coulant, sauvagements mutilés avec « FAG » scarifié sur le front sur les bords des routes.

Antichrist






Le genre de film à cent mille lieux de mes habitudes, ceux dont je me moque du public qui sort de la séance et remettent leur petite écharpe en lin commerce équitable, partagent leur avis sur les différentes mises en abîme suscitées par le réalisateur dans le cadrage de la 74ème scène et de la profondeur métaphysique des métaphores qui jalonnent le parcours chaotique et torturé d'un quelconque protagoniste du film, bref de la grosse branlette arty pour étudiants en école de cinéma.
Alors que faisais-je dans cette salle de cinéma de quartier à 22h05 devant un film d'auteur Danois en V.O.? Et bien je remplissait mon devoir conjugal en accompagnant ma dulcinée qui m'avait vendu ça comme un thriller au milieu de la foret. Pourquoi pas, si on peut joindre l'utile à l'agréable, je jette un rapide coup d' oeuil au synopsis sur le net. « Un couple sur la brèche s'isole dans un chalet perdu au milieu de la forêt pour se retrouver, avant que la nature ne reprenne ses droits. » Rapide mais je m'imaginais déjà une version Danoise subventionnée à en dégueuler de « The Ruins ». Qu'elle ne fut pas ma déception. La femme est fourbe par nature et cherchera toujours le moyen de vous faire entrer dans son jeu, car oui au bout de 15 minutes je me suis demandé « Qu'est ce que je fous là? ». Bon je développe un peu car même Mad Movies ont semblé conquis. La fourberie de la femme c'est un peu un des sujets du film, enfin de ce que j'ai cru comprendre. Je serais incapable de vous développer sur quoi tourne le film parce que je n'ai toujours pas compris si c'était un pamphlet féministe ou misogyne et que je manque cruellement d'envie de lire des chroniques qui en parlent. Donc je passe en gros à ce que j'ai retenu. Des la première minute Charlotte Gainsbourg est entrain de forniquer avec Willem «  Green Goblin » Defoe sous la douche et pendant qu'elle copule avec insertion (HAHA) de plans pornos au ralenti et en noir et blanc(...) leur gamin tombe par la fenêtre. Charlotte craque et devient un tantinet dépressive et paranoïaque et décide de s'isoler dans un chalet appelé Eden avec son homme psychologue qui tente de l'aider et de la sortir de là mais en gros échoue et passe son temps à lui compter fleurette. Faut vraiment attendre le dernier chapitre pour gouter enfin à de l'hémoglobine ben méritée après cette heure et quart d'attente. Mais là on en a pour son argent. Ecrasage de bourses à coup de rondin de bois, perforation à la foreuse, coups de pelles dans la tronche et une sympathique excision en gros plan. Bon je vous le conseil si ça vous botte et si vous voulez voir Charlotte Gainsbourg courir à poil dans la forêt et se tripoter la cramouille dans des racines d'arbres. Sinon contenter vous de télécharger les 45 dernières minutes. Je vous laisse libre de contester mon manque total d'intérêt pour la trame de ce film, mais avant, visionner le en entier. Je vous laisse, demain je reviens dans cette même salle pour me farcir le dernier bébé de Sam Raimi, « Jusqu'en Enfer » qui s'annonce d'une autre saveur.

Jusqu'en Enfer






« Le tant attendu  retour au source  du grand Sam Raimi ». C'est en ces termes élogieux que la presse cinématographique a en général qualifié le film. Je ne serai pas aussi dithyrambique. C'est vrai qu'en grand fan des Evil Dead j'attendais comme pas mal de gens je pense, un retour du lascars au cinéma de genre. La plus part de ses précédentes productions m'ayant laissé sur ma faim; « Boogeyman, bof, sans parler des adaptations de l'Homme Araignée qui étaient, en temps que lecteur du comics bien loin de mes espérances ( quoique le 3 était assez sympa). Donc voilà, un nouveau film d'horreur de Raimi a été pour moi du pain bénit.
Ce film est bon, voir très bon. Christine, employée de banque carriériste vise une promotion et pour l'obtenir, par pur arrivisme, elle refuse un prolongement de prêt à une p'tite vielle qui s'avère être une sorcière gitane. Cette dernière lui balance sur le coin de la gueule une malédiction qui devra lui faire passer l'arme à gauche en 3 jours. La gamine qui se fait poursuivre par un démon et cherche par tous les moyens à s'en débarrasser ( le sacrifice de bestiole étant de rigueur). Ce film bourre. Le rythme est soutenu d'un bout à l'autre du film et on s'en prend plein les mirettes. Surement le seul film qui me fait sursauter à cause d'un mouchoir. Ça passe d'une dimension dramatico-tragique à un humour de seconde zone à la Evil Dead. A noter les nombreux clins d'oeuil au précédents chef d'œuvre (le vent, les affiches), les gags à la Looney Toons avec les enclumes qui s'écrasent sur le coin de la gueule en faisant ressortir les yeux et les passages plus glauques notamment avec l'ombre du démon. Le twist final est tout bonnement bandant ainsi que la chute (au sens propre comme au figuré), tout ce que j'ai à lui reprocher c'est un manque de générosité du côté gore et le sacrifice des effets cheapos old school aunouvelle écol profit du numérique. Donc pas vraiment un retour au source complet mais un film qui reste extrêmement jouissif. ENJOY!

lundi 31 août 2009

Batard!

Désolé pour cette longue attente mes lapins, mais mes activités anextes et également la perte de ma connection Internet ne m'ont pas permis de mettre à jour le zine durant la majeure partie de cette periode estivale. Mais rassurez vous, je n'ai pas chômé pendant les vacances.

mardi 30 juin 2009

Demon House




On ne le répétera jamais assez, le prix d'un DVD n'en fait pas le contenu. Pour Preuve cette pièce que j'ai entre les mains, acquise pour la somme rondelette de 1€. Et attendez! En plus c'est un DVD double face! Donc si mes restes en mathématiques sont encore corrects ça nous fait du 50 centimes le film. Qui dit mieux? En tout cas moi je n'ai pas trouvé. Donc sur cette double édition j'avais « Witchboard » un navet sans nom, enfin si, je viens de le citer. Nous dirons donc une bouse, un étron fumant bref le terme scatologique qui vous convient le plus.
Pour ma part, je préfère m'attaquer à l'autre face du DVD, « Demon House ».
Alors Demon House de quoi ça parle. Hé bien d'une maison hantée (possédée nous dit on dans le film) ou a eu lieu un massacre plusieurs années auparavant, le jour d' Halloween et ou notre bande de jeunes ados en cavale vient se réfugier pour échapper à la police après une pseudo tentative de braquage de supérette. Passons le générique kitch à souhait mais tellement risible. Ce film pourrait servir de base à n'importe quel réalisateur de slasher tellement les personnages sont clichés. On retrouve le rouquin puceau, la capitaine des pom-pom girls, l'intello coincée, le bellâtre qui a un semblant de cerveau (toute ressemblance avec Ash d'Evil Dead est fortuite bien entendu), le caïd attardé et sa trainée de pouffiasse et finalement la minorité visible, le black de service ( qui par le plus grand des hasard est le premier à se faire cartonner, suivi de peu du rouquin)
Bon ça met une petite demi heure à bien se mettre en place et de voir les premiers jets d'hémoglobine , si l'on exclut la scène introductive mais les dialogues aident largement à patienter. Pas de bon gros B movie sans une traditionnelle pair de mamelles, et bien pour les grands amateurs du genre elles apparaissent aux alentours des 5 premières minutes en la présence d' innocentes lycéennes qui se préparent pour leur bal d' Halloween. Pour les plus amateurs de lâchés de nichons (et je sais qu'il y en a) sachez que d'autres arriveront par la suite. Scènes de cul expédiées et tout un tas de morts brutales sur des répliques dont je crois après plusieurs visionnages se terminent pour la plus part par « va te faire foutre » ou son homologue. Petit jeu que je vous propose également pour les plus évasifs, compter le nombre de fois ou l'on réarme le fusil à pompe et comparer au nombres de coups tirés. Comble d'amateurisme, cet opus est en fait le volume 3 de la saga et non le premier alors que j'ai en ma possession le volume 2 bien nommé « Demon House 2 ». Les éditeurs ont même poussé le bouchon jusqu'à nous coller les deux même jaquettes en changeant juste le titre.
Tout est dit.

lundi 29 juin 2009

Black Knots - Guitarmaggedon




Imaginez que les gars de Zeke mélangent leur semence avec les New Bomb Turks. Vous foutez tout ça dans un shaker, vous secouez, et vous l'inséminé tout droit dans la vagine de n'importe laquelle des Belles de Nashville Pussy et vous obtenez Black Knots. Du Rock & Roll en majuscules, celui qui me fait bander, qui pue les chiottes d'un rade pourri du fin fond de la Caroline du Sud. Celui qu'on a envie d'écouter dans son camion en traversant la Death Valley, bref un hymne au vrai « Sex, Drugs & Rock & Roll » et pas celui qu'on sert aux petites pisseuses pré pubères lectrices de Rock & Folk. Du vrai rock de couillus moustachus, avec des grosses guitares et une voix qui sent le bourbon. C'est sortis sur des petits labels ricains, certes un peu plus dur à se procurer mais un régal pour la testostérone qui remet un point d'honneur aux trois B.

http://www.myspace.com/blackknots